Les fibromes sont des tumeurs bénignes formées de tissus musculaires.
Ces fibromes utérins ou myomes se développent le plus souvent en groupes et ne sont presque jamais cancéreux.
Le myome peut se développer sur ou dans l’utérus.
Les fibromes sont des lésions fréquentes, touchant environ une femme sur deux après 40 ans, bénignes et évoluant très lentement.
Quelles sont les origines des fibromes ?
Les fibromes proviennent de la mutation et de la croissance exagérée d’une ou de plusieurs cellules constituant la fibre utérine. 50% des myomes proviendraient de mutations génétiques : soit de la translocation entre les bras longs des chromosomes 12 et 14, soit de la perte d’une partie du bras long du chromosome 7.
Certains chercheurs soupçonnent une origine héréditaire, d’autres par contre le facteur hormonal : les oestrogènes stimuleraient leur croissance ; c’est ce qui fait que les fibromes prennent du volume durant la gestation et quand la femme avale des pilules anticonceptionnelles.
D’ailleurs, ils régressent souvent à la ménopause lorsque les ovaires cessent leur sécrétion d’hormones. L’obésité comme l’absence de rapport sexuel serait un facteur favorisant.
Quels symptômes indiquent la présence d’un fibrome ?
Vous ressentez une pesanteur du bas ventre, vous avez de fréquentes envies d’uriner ou êtes constipée.
Ces symptômes orientent vers la présence d’un fibrome développé vers l’extérieur de la paroi utérine qui comprime les organes voisins (uretère, vessie, rectum).
En outre, vos règles sont abondantes et anormalement prolongées.
Elles sont parfois accompagnées de douleurs, ressemblant à des contractions d’intensité plus ou moins forte.
Il s’agit vraisemblablement d’un fibrome se développant sous la muqueuse, vers l’intérieur de la cavité utérine.
A long terme, les hémorragies peuvent entraîner une anémie, se manifestant par une diminution des globules rouges (et de l’hémoglobine) et une fatigue chronique.
Notons aussi que parfois, il n’y a aucun signe particulier et le fibrome est découvert par hasard à l’occasion d’un examen gynécologique ou d’une échographie pelvienne.
Disons pour finir, que les gros myomes peuvent s’appuyer sur la vessie, comprimer les intestins, déformer l’utérus, donc causer une infécondité ou entraîner des fausses couches.
Les myomes pédiculaires, eux, peuvent devenir parfois très douloureux quand le pédicule se tord.
Quels sont les différents types de myomes ?
Le myome sous muqueux : Il pousse à l’intérieur de l’utérus et peut entraîner dans ce cas des saignements ou hémorragies et douleurs. Le myome sous séreux : Ce type de myome pousse à la surface de l’utérus.
En général on ne le sent que quand il devient il devient gros. Le myome interstitiel ou intra mural : Ce myome évolue dans l’épaisseur du muscle de l’utérus ce qui peut causer quelques déformations.
Que faut-il encore savoir sur les fibromes ?
1- Sachez qu’un utérus peut être le siège de plusieurs fibromes, de taille et de localisation différentes.
2- Si vous vous savez être porteuse d’un fibrome et souhaitez être enceinte, sachez que certains fibromes peuvent empêcher le développement d’une grossesse (s’ils sont situés vers l’intérieur de la cavité utérine) et provoquer des fausses couches.
Dans d’autres cas, lorsque les fibromes sont situés dans la partie basse de l’utérus, ils peuvent constituer un obstacle impossible à franchir par le fœtus au moment de l’accouchement et obliger à pratiquer une césarienne.
La grossesse elle-même agit sur le fibrome en favorisant sa croissance, par l’intermédiaire de la sécrétion d’œstrogènes.
3- L’existence de fibromes va compliquer le choix d’une contraception.
Le stérilet est en effet contre-indiqué, en raison du risque de mauvaise efficacité, de la possibilité de survenue de saignements anormaux ou encore de la crainte d’une infection des fibromes.
La pilule est également contre-indiquée car elle contient des oestrogènes qui peuvent stimuler la croissance des fibromes.
En revanche, la contraception locale (préservatif, diaphragme) ou la contraception orale à base de progestatifs restent possibles. Comment se fait le diagnostic ? C’est l’examen gynécologique qui permet de suspecter l’existence d’un (ou plusieurs) fibrome(s).
Au toucher vaginal associé à la palpation abdominale, l’utérus est dur, irrégulier et d’un volume plus ou moins accru.
Le diagnostic est toujours confirmé par une échographie pelvienne (examen par ultrasons du petit bassin), afin de préciser la localisation, la forme et le volume du fibrome. Un examen par Doppler y est associé afin d’explorer sa vascularisation.
Il est parfois nécessaire de préciser davantage le diagnostic et ses conséquences sur l’utérus par une hystérographie (radiographie de l’utérus avec injection de liquide) ou par une hystéroscopie (avec un instrument optique introduit dans la cavité) qui permettent de visualiser directement un fibrome.
Les myomes se soignent-ils ?
La réponse est oui s’ils n’ont pas atteint un certain volume. Diverses plantes médicinales concourent à la réduction progressive de la taille des myomes et parfois à leur disparition totale. Seulement, leur traitement demande de la patience.
Le Ximenia americana est très indiqué dans le traitement des myomes. Dans quel cas faut-il une intervention chirurgicale ?
Le traitement chirurgical est indiqué en cas de fibrome(s) de volume important, comprimant d’autres organes, ou encore si les hémorragies persistent malgré le traitement médical. Deux possibilités s’offrent alors :
• retirer les fibromes en conservant l’utérus (il s’agit alors d’une myomectomie), l’ablation laisse ainsi la possibilité de développer ensuite une grossesse ;
• ou bien réaliser une ablation totale de l’utérus quand les patientes sont plus âgées et ne souhaitent plus de grossesse.
Dans ce dernier cas, la conservation des ovaires permet le maintien du cycle hormonal naturel.
• Selon la taille, le nombre et la disposition des fibromes, ces différentes interventions s’effectuent par voie abdominale ou par les voies naturelles.
La chirurgie par hystéroscopie permet de retirer les petits fibromes sous muqueux (ceux qui saignent) au moyen d’un instrument optique introduit dans l’utérus.
Source : http://www.ferloo.com